Ma petite française – Bernard Thomasson

4e de couverture :

Berlin, la ville la plus fascinante d’Europe par son histoire et par ce qu’elle est devenue depuis la chute du Mur, est au coeur de ce roman. Hélène – « la petite Française » – y a séjourné dans les années 70 quand elle était jeune fille. Elle y avait de nombreux amis : le couple qui l’a hébergée, une fille délurée du monde « alternatif », un garçon de l’Est contraint de renseigner la Stasi. Devenue professeur d’université aux Etats-Unis, elle est invitée en 2009 dans la capitale allemande pour fêter les vingt ans de la chute du Mur. Elle rencontre David, un journaliste envoyé pour couvrir l’évènement. Tous deux remontent alors sur les traces de leur passé berlinois : elle, durant son séjour d’adolescente, y a vécu un terrible drame ; lui est à la recherche de sa famille juive victime du nazisme. Leurs destins finiront par se confondre de manière inattendue et émouvante. Au-delà de l’intrigue, le livre interroge le passé, les questions d’identité, et témoigne de certaines barrières invisibles (mais tout aussi insupportables qu’un mur) qui s’érigent tout au long d’une vie.

Mon avis :

Ce livre, c’est l’histoire d’une rencontre : celle d’Hélène et David. Chacun cherche à Berlin des réponses sur son passé. Hélène doit faire faire le deuil des terribles évènements qu’elle y a vécu quand elle était jeune. David, lui, est à la recherche de son passé, de son histoire. Ensemble, ils mèneront l’enquête sur les traces de la famille de David pour finalement découvrir que leur destin est lié… Les personnages sont attachants et j’ai pris plaisir à suivre la (re)découverte de leur passé.

Au delà de l’histoire très touchante des deux personnages, ce roman se fait aussi guide de Berlin, puisque nous suivons les protagonistes dans quelques lieux importants de la ville qui sont très précisément décrits : le musée juif, l’île aux musées… L’auteur nous donne vraiment envie de visiter, de découvrir la capitale allemande.

Personnellement, et parce que je suis passionnée par l’histoire, j’ai aussi beaucoup aimé l’évocation du Berlin de la guerre froide. La ville coupée en deux, deux mondes complètement différents et pourtant si proches, des familles séparées, le Mur sur lequel on finissait forcément par tomber quand on habitait à l’Ouest, les destins brisés par le « mur de la honte » (pour l’Ouest) ou le « mur de protection anti-fasciste » (pour l’Est).

Ma note : ♥♥♥♥

Ma petite française (2011)
Bernard THOMASSON
Editions Seuil, collection Cadre Rouge
264 pages
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