Seul dans Berlin – Hans Fallada

4e de couverture : 

Mai 1940, on fête à Berlin la campagne de France. La ferveur nazie est au plus haut. Derrière la façade triomphale du Reich se cache un monde de misère et de terreur. Seul dans Berlin raconte le quotidien d’un immeuble modeste de la rue Jablonski, à Berlin. Persécuteurs et persécutés y cohabitent. C’est Mme Rosenthal, juive, dénoncée et pillée par ses voisins. C’est Baldur Persicke, jeune recrue des SS qui terrorise sa famille. Ce sont les Quangel, désespérés d’avoir perdu leur fils au front, qui inondent la ville de tracts contre Hitler et déjouent la Gestapo avant de connaître une terrifiante descente aux enfers.

De Seul dans Berlin, Primo Levi disait, dans Conversations avec Ferdinando Camon, qu’il était « l’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ». Aucun roman n’a jamais décrit d’aussi près les conditions réelles de survie des citoyens allemands, juifs ou non, sous le IIIe Reich, avec un tel réalisme et une telle sincérité.

Mon avis :

Ce livre est parfait pour réaliser à quel point on ne doit pas faire l’amalgame entre les Allemands et les nazis lors du IIIe Reich (1933-1945). L’auteur nous plonge dans le quotidien d’un immeuble berlinois en 1940, après la défaite de la France. On y retrouve tous ceux qui font le peuple allemand à cet époque : ceux qui collaborent, ceux qui doivent se cacher, ceux qui cherchent à tirer profit de la situation et ceux qui essaient de résister.

On a souvent tendance à les oublier, mais certains allemands ont choisi de résister au régime d’Hitler, comme Sophie et Hans Scholl, Christoph Probst avec le mouvement de la Rose Blanche. Ils le faisaient comme ils le pouvaient, au péril de leur vie.

Le roman s’axe autour des Quangel, un couple qui a perdu son fils unique sur le front de France. Le mari et la femme se lance dans une action de résistance qui peut sembler dérisoire mais qui leur permettra de surmonter la douleur du deuil mais qui en mènera plus d’un à sa perte…

Cette action consiste à écrire des cartes dénonçant Hitler et son régime puis de les disséminer un peu partout dans Berlin. Comme on s’en doute, les cartes des Quangel n’auront aucun impact et la Gestapo mettra tout en oeuvre pour en retrouver les auteurs et ainsi préservé la façade d’un peuple allemand uni autour de son Führer.

Au fil des pages, on découvre le quotidien des Berlinois lors du IIIe Reich. Un quotidien fait de violence, d’angoisse, de peur, de bassesse, de chantage. On se retrouve complètement immergé au coeur de ce peuple qui tente de suivre ou de survivre au régime nazi. On en découvre d’ailleurs les rouages avec l’implacable Gestapo chargée de trouver, de surveiller, d’arrêter ceux qui ne suivent pas docilement les consignes du régime.

Un livre poignant que je recommande chaudement !

Ma note : ♥♥♥♥♥

Seul dans Berlin
Titre VO : Jeder stirbt für sich allein (1965)
Hans FALLADA
Editions Folio
556 pages
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9 réflexions sur “Seul dans Berlin – Hans Fallada

  1. Ce livre est effectivement génial. Il m’a retourné quand je l’ai lu; j’avais 14 ans, je crois. A lire à la suite, et dans un autre registre (et autre auteur), Automne Allemand de Stig Dagerman. Et t’aura couvert le côté « allemand » de la deuxième guerre mondiale :p

  2. En ce moment côté lecture je suis en plein ds cette période ( le choix de Sophie, la mort est mon métier, si c’est un homme …). J’aimerais bien sortir un peu de cette période sombre mais elle me fascine et je me dirigerais bien vers ce livre que je ne connaissais pas.

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