Wonder – R. J. Palacio

4e de couverture : 

 » Je m’appelle August.
Je ne me décrirai pas.
Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. « 

Né avec une malformation faciale, Auggie n’est jamais allé à l’école.
A présent, pour la première fois, il va être envoyé dans un vrai collège…

Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux, malgré tout ?

wonder

Mon avis :

Il y a un moment que ce livre me tentait avec sa couverture mystérieuse et ses bons avis sur la blogosphère. Aussi, j’ai été ravie de remporter ce titre récemment grâce aux éditions 12-21. Aussitôt installé sur ma Kobo, aussitôt lu.

Wonder raconte l’histoire d’un garçon de 11 ans prénommé August – Auggie pour ses proches – et qui va faire sa rentrée en sixième. Un récit banal ? Sûrement pas car August est différent. Il est né avec d’importantes malformations faciales dues à des chromosomes défaillants. Depuis sa naissance, il subit le regard des autres, enfants et adultes, plein d’horreur, de dégoût et de pitié. Jusqu’à présent, il ne quittait pas le cocon familial et c’est sa mère qui lui faisait l’école. Mais ses connaissances ne lui permettent plus de continuer et c’est pourquoi, pour la première fois de sa vie, August va prendre le chemin de l’école comme les autres enfants…

Le récit alterne différents points de vue. On a évidemment celui d’August, mais aussi celui de ses proches ce qui permet d’avoir plusieurs approches les mêmes événements. J’ai adoré le personnage d’August. Il est frais, vivant, attachant, plein d’humour, intelligent et il ne s’apitoie pas une seconde sur son sort tout en étant très réaliste, sachant très bien que son visage choque les autres. Pour ma part, j’ai pu relativement bien imaginer l’aspect physique d’August puisque j’ai connu quelqu’un ayant des malformations faciales assez semblables à celles décrites ici.

Le point de vue des autres personnages est très intéressant car il permet de voir leur attitude face à August. Je les ai trouvé tous très réalistes et attachants à leur manière. Il y a Via, la soeur d’August qui entre au lycée ne veut pas que son frère vienne la voir là-bas pour ne pas être vu comme la soeur de l’enfant difforme mais en même temps tout en se rendant compte de l’égoïsme de son comportement car elle aime tendrement son petit frère. Il y a aussi Jack, à qui le principal du collège a demandé d’aider August à s’intégrer et qui va se lier d’amitié avec lui sans même s’en rendre compte. Il y a le petit ami de Via qui découvre August et sa famille très unie.

En bref, Wonder est un roman très réaliste mais plein d’espoir sur la différence, la tolérance et l’amitié dont le titre prend tout son sens dans les dernières pages. Je vais d’ailleurs en recommander la lecture à mes petits cousins.

Ma note : ♥♥♥♥

Wonder
Titre VO : Wonder (2012)
R. J. PALACIO
Editions 12-21
Ebook

Boys don’t cry – Malorie Blackman

4e de couverture :

Dante attend les résultats de ses examens. Le courrier qui lui ouvrira les portes de l’université. De sa future vie. Celle dont il a toujours rêvé.

Mais quand on sonne à la porte, ce n’est pas le facteur, c’est Mélanie. Son ex-copine, dont il n’a plus entendu parler depuis des mois. Avec un bébé. Le sien. Le leur.

Être père à 17 ans ? Il y a de quoi pleurer. Mais les garçons ne pleurent jamais.

boys don't cry

Mon avis :

De Malorie Blackman, je n’avais lu jusqu’à présent que le premier tome de la série Entre chien et loups que j’ai adoré. Aussi quand j’ai vu ce roman à la médiathèque, je n’ai pas hésité une seconde avant de le prendre.

Dante a dix-sept ans. Il vit avec son père et son frère, sa mère étant morte des années auparavant. Il attend de recevoir ses notes pour savoir s’il pourra aller à l’université. Ce jour-là, Mélanie, son ex-copine qu’il a perdu de vue depuis des mois, débarque chez lui avec un bébé, une petite fille, leur fille. Une petite Emma que Mélanie lui confie le temps de faire quelques courses. Seulement Mélanie ne reviendra pas car elle n’a plus le courage de s’occuper de son enfant et Dante devra faire face à ses responsabilités de père.

La narration alterne deux points de vue : celui de Dante, et celui d’Adam, son frère. C’est un procédé que j’ai bien aimé car on est dans la tête des personnages et on suit toutes leurs pensées ce qui permet de mieux comprendre leurs réactions.

J’ai bien aimé le personnage de Dante. C’est un jeune homme qui avait prévu toute sa vie avant l’apparition de sa fille et qui doit tout remettre en cause à cause d’elle. On le voit, au fur et à mesure qu’il s’attache à son enfant, renoncer à tous ses projets, par amour pour elle. Les réactions de ce personnages m’ont paru justes et réalistes : d’abord l’incrédulité, puis le rejet, enfin l’acceptation. J’ai trouvé cette partie de l’intrigue vraiment excellente et bien construite… Malheureusement, pour moi le reste un peu moins bon.

Comme je le disais plus haut, la narration propose également le point de vue du frère de Dante, Adam. Malheureusement, j’ai trouvé que les chapitres consacrés à ce personnage étaient trop peu nombreux et trop bref. Pourtant, Adam est intéressant et complexe. Il est homosexuel et ne s’en cache pas. Il subit sans broncher les railleries des jeunes de son âge. Il va surtout faire une rencontre qui va bouleverser sa vie… Je crois que je n’ai pas compris le choix de l’auteure de nous proposer le point de vue d’Adam sans vraiment le développer.

L’auteure évoque également les difficultés des trois hommes de la famille (le père et ses deux fils) à communiquer, à se dire ce qu’ils ressentent, mais pareil, on reste en surface, on ne fait effleurer le sujet. En parlant du père, j’ai trouvé sa réaction suite à l’arrivée d’Emma bien peu crédible. Evidemment, il fait la morale à Dante : « une fois sans préservatif, ça suffit, la preuve en est dans la poussette ». Mais c’est très rapide et aussitôt après il coure au supermarché acheter, à ses frais, le nécessaire pour le bébé. J’ai trouvé son acceptation de la situation beaucoup trop rapide.

Par ailleurs, je regrette que ce roman n’est pas de vrai épilogue car trop de questions restent dans le flou : est-ce que Mélanie va revenir ? est-ce que Dante va réussir à trouver un travail pour pouvoir s’occuper financièrement de sa fille ? est-ce qu’Adam va réellement se remettre de ce qu’il lui est arrivé ? Je ne suis pas contre une fin ouverte mais là, pour moi, il manquait vraiment quelques pages.

Heureusement, l’écriture de l’auteure compense un peu tout ces défauts. Son style est fluide et les pages se tournent rapidement. Malorie Blackman aborde de façon intelligente des sujets actuels (paternité chez les adolescents, homosexualité, homophobie, préjugés) qui ne manquent pas de faire réfléchir. J’ai apprécié le message de tolérance qu’elle transmet avec ce livre

En bref, Boys don’t cry m’a fait passer un bon moment de lecture. Si j’ai regretté un manque de profondeur dans certaines parties de l’intrigue, ça reste un livre intéressant et qui fait réfléchir.

Ma note : ♥♥♥

Boys don’t cry
Titre VO : Boys don’t cry (2010)
Malorie BLACKMAN
Editions Milan, Collection Macadam
286 pages

Un prince sans royaume (Vango #2) – Timothée de Fombelle

4e de couverture : 

New York, 1936. Accroché au sommet des gratte-ciel, Vango poursuit l’homme qui a causé son malheur et détient le secret de sa naissance. Mais la fuite de Vango ne connaît pas de trêve. Quel est le chasseur et quelle est la proie ? L’amour d’Ethel survivra-t-il à tant de tempêtes ? A travers les forêts du Caucase, le ciel de Paris ou de l’Ecosse, ce second volume achève somptueusement la saga Vango.

vango t2 Un prince sans royaume

Mon avis :

Après avoir lu Entre ciel et terre, le premier volume de cette saga, j’avais hâte de retrouver Vango dans ce deuxième et dernier tome de ses aventures et découvrir enfin tous les mystères et secrets qui l’entourent.

On retrouve Vango à New-York sur les traces d’un homme qui sait ce qu’il est advenu de ses parents. Il est toujours poursuivi par des hommes mystérieux. Là, il retrouve Zefiro, qui continue de pourchasser Viktor Voloï, un dangereux trafiquant d’armes. Comme dans le tome précédent, on n’a pas le temps de s’ennuyer : tous les personnages semblent avoir des liens les uns avec les autres, les rebondissements sont nombreux et les révélations bien amenées et intéressantes.

J’avais plus ou moins deviné les origines de Vango sans trouver à quelle branche d’un arbre généalogique les raccrocher. Par contre, c’est bizarre car moi j’aurais plutôt vu les chapitres qui évoquent le père de Vango tout à la fin, une fois qu’il a reçu la lettre les lui expliquant et découvrir en même temps que lui de quoi il retourne.

J’ai été un peu déçue qu’Ethel ne joue pas un rôle plus important dans la quête de vérité de Vango. Au début du tome, elle retourne en Ecosse, dans son domaine, d’où elle essaie de protéger Vango comme elle peut. Heureusement, dans les derniers chapitres, son personnage s’étoffe un peu de nouveau.

La plume de Timothée de Fombelle est vraiment très agréable, fluide. Il nous livre petit à petit les informations sur les différents personnages, maintenant des mystères et du suspens jusqu’aux dernières pages.

En bref, Un prince sans royaume est une très bonne fin à la saga Vango, tous les secrets sont dévoilés et les liens entre les différents personnages et événements prennent tout leur sens.

Ma note : ♥♥♥♥

Vango : (t.2) Un prince sans royaume (2011)
Timothée de FOMBELLE
Editions Gallimard Jeunesse
393 pages

Lu en lecture commune avec Claire